Ponctualité : un constat accablant

mais des solutions existent

 
Statistiques générales
Les Causes
Traiter les Causes
Diminuer les effets

 
Les statistiques de la SNCF

Même si elles ne reflètent pas toujours la réalité des retards subis par les usagers, les statistiques de la SNCF sont néanmoins intéressantes à connaître pour avoir la tendance. Depuis quelques années, à la demande des associations d'usagers, la SNCF affiche normalement dans toutes les gares la régularité du mois précédent, tronçon par tronçon.
Rappelons la façon dont sont comptabilisés les retards : trains supprimés ou en retard de plus de 5 minutes à l'arrivée pendant les heures de pointe (à Invalides le matin, aux terminus de banlieue le soir). Les grèves ne sont pas incluses.

Après avoir connu en 2001 un des plus mauvais taux d'irrégularité depuis sa création (11,2% de trains en retard), la ligne C a été "moins pire" en 2002 (9,1%) et en 2003 (7,2%). Mais la tendance à la baisse s'est interrompu en 2004 avec un médiocre 8,8% puis à peine mieux (8,6%) en 2005 et 2006 (8,7%). Les 9 premiers mois de 2007 ont été plutot bons, mais la fin d'année après les grèves, s'est détorioré, aboutissant à une moyenne honorable de 7,2% pour l'année 2007. Malheureusement 'année 2008 est restée dans la même lignée avec une moyenne déplorable de 12,1% de retards. Ce mauvais score a entrainé un malus annuel de 333 000 € pour la SNCF. Visualisez le graphique du taux de retard des trains année après année, depuis 1982 : Cliquez ici

On reste encore loin de  l'objectif fixé par le contrat entre le STIF et la SNCF pour la ligne C, à savoir 7% de retards. De plus la situation est très variable suivant les semaines comme le montre ce graphique de l'irrégularité hebdomadaire qui compare 2002 avec 2001 : Cliquez ici

On constate aussi que les retards sont plus importants pour certaines branches de la ligne C que pour d'autres. Par exemple en 2004 les trains desservant les gares entre Brétigny et Juvisy ont eu un retard moyen de 12% alors que la moyenne de la ligne était de 8,8%.  Cliquez ici pour les statistiques par tronçon en 2001.

De plus la pointe de soir est plus irrégulière que celle du matin : en 2004 la moyenne des retards des quelques 24300 trains ayant circulés pendant la pointe du matin est de 6,7% alors que les 24700 trains du soir affichent un taux de retard de 10,9 %.

Les données sur la régularité de l'année en cours sont dans la rubrique Actualités.

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Les causes de retard et de suppression de trains (situation en 2004)

Contrairement à certaines croyances, les retards ne sont pas dus à la fatalité. Il y a des causes précises mais très variées (malheureusement). La SNCF classe les évènements à l'origine des retards en plusieurs catégories que voici :

Équipage des trains : Il s'agit de l'absence ou du retard d'un conducteur. 

Cette cause a représenté 8,9% des retards en 2004. Elle est en nette baisse par rapport aux dérapages constatés en 2000 et surtout 2001 où les effectifs d'agents de conduite étaient insuffisants.

Matériel roulant : il s'agit des pannes de toute nature qui affectent les rames.

Cette cause a représenté 11,6% des trains en retard. Elle est en baisse par rapport aux années précédentes (20% en 2002) grâce au remplacement des rames inox achevé en 2003. La ligne C a ainsi le plus faible taux de retard du au matériel sur le réseau Transilien.

Infrastructure : il s'agit des pannes liées à l'infrastructure : alimentation électrique, signalisation, aiguillage, voie...

Cette cause est à l'origine de 28% des retards. Les pannes liées à l'infrastructure sont parmi les premières causes des retards car elles bloquent la plupart du temps tout le trafic. La ligne C partage avec la ligne D le plus mauvais score du réseau Transilien pour les causes "infra".

Organisation du transport : il s'agit des retards liées à des décisions erronées des agents des postes d'aiguillages ou du PC de Montparnasse.

Cette cause est à l'origine de 6,4% des retards, en progression par rapport aux années précédentes.
 
Interdépendance des réseaux
: Ce sont les retards causés par d'autres trains que ceux du RER C avec lesquels il partage ses voies : trains de fret, trains grandes lignes, trains des réseaux Transilien de Montparnasse et Paris-Nord.

Cette cause ne représente que 3,6% des retards d'après la SNCF.

Malveillance : Cela regroupe les signaux d'alarme tirés abusivement, les portes bloquées volontairement, sans parler des objets déposés sur les voies...

Cette cause a représenté 14,1% des retards en 2004 et reste stable. 

Autres événements extérieurs : il s'agit par exemple d'un voyageur malade, d'un suicide, d'une manifestation sur les voies, d'un incident à un passage à niveau, d'un vol de portable avec intervention de la police, etc...

Cette cause est à l'origne de 28% des retards en 2004 et ne s'améliore pas au fil des années (20% en 2002).

 
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Traiter les causes

Un grand nombre de causes de retards peuvent être supprimés à la base :

Transport : Il faut bien sûr avoir les effectifs suffisants de conducteurs. Le directeur de la ligne C nous a annoncé que 70 conducteurs supplémentaires sont opérationnels depuis juillet 2001. Par ailleurs il faut améliorer la formation des nombreux jeunes qui intègrent la SNCF, notamment dans les postes d'aiguillage et diminuer le turn-over. 

Matériel : il fallait en 1er lieu remplacer les rames inox (Z5300). Ce programme est désormais achevé (avril 2003) même si la solution retenue n'est pas la meilleure : voir notre dossier sur le matériel. En second lieu, il faut que l'entretien des Z2N soit suffisamment efficace, à la fois préventif et curatif. Il semble que les moyens actuels de l'atelier des Ardoines soient insuffisants. La mise en service du nouvel atelier de Trappes début 2005 devrait améliorer la situation.

Équipement : Là aussi, l'entretien préventif doit être renforcé. Les équipements les plus vétustes doivent être remplacés : l'exemple du poste d'aiguillage des Invalides est édifiant à cet égard. Pour les équipements le long de la voie,  Il est prévu la mise en place d'une télésurveillance des installations en 2006. Il faut également renforcer l'alimentation électrique sur les secteurs de Dourdan et Jouy-en-Josas. 

Causes externes : Ce sont les plus difficiles à faire baisser mais certaines actions sont possibles : meilleure coordination SNCF / Police, cloturage renforcé des voies et des dépôts, suppressions de passage à niveau, etc... 

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Diminuer les effets

De multiples solutions existent pour diminuer les effets des incidents ci-dessus, qui resteront toujours possibles. Parmi ces solutions, citons:

* du personnel et du matériel de réserve supplémentaires pour éviter des suppressions de trains.

* la mise en place d'une exploitation en navette de part et d'autre du point d'interception quand il y a un blocage que l'on sait durable (ex: suicide). Cela nécessite des travaux dans certaines gares pour faciliter le retournement des trains. 

* un système de signalisation mieux adapté au tronçon central de la ligne C, à l'image de SACEM sur la ligne A du RER. Cela permet de réduire l'intervalle entre 2 trains tout en garantissant la sécurité.

 * des installations permanentes de contre sens (IPCS), par exemple sur le secteur Brétigny <=> Dourdan, pour pouvoir utiliser facilement une voie dans les 2 sens si l'autre est bloquée.
 
 

=> Pour agir sur les 2 aspects (traiter les causes & diminuer les effets), nous avons établi une liste de projets prioritaires qui est récapitulée dans notre tableau des investissements nécessaires.

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